Carnets de campagne sur France Inter
L’émission qui fait entendre les “petites” voix des territoires
Rencontre avec Philippe Bertrand, qui présente depuis 2006 l’émission « Carnets de campagne » sur France Inter. Une vision du journalisme de proximité et de la ruralité.
Comment expliquez-vous la longévité de « Carnets de campagne » ?
Philippe Bertrand L’émission fait entendre les « petites » voix des territoires que l’on n’entend pas. Elles sont nombreuses, ceci explique peut-être cela. Elles sont très localisées et donc pas toujours facilement localisables. Leurs actions semblent être des gouttes d’eau et pourtant elles forment les rivières et, pourquoi pas, un jour, les fleuves.
Qui sont vos auditeurs ?
Ceux des villes et des campagnes. Des villes, car de plus en plus d’habitants des agglomérations se prennent à rêver d’une vie à la campagne. Ceux des champs, parce qu’ils cherchent à confirmer leur choix en entendant des initiatives analogues aux leurs. Enfin, il y a les personnes qui hésitent ou sont en phase de recherche et les « Carnets » sont souvent une source d’inspiration.
Quel regard portez-vous sur la presse régionale et locale ?
Celui d’un lecteur assidu, chez moi, le week-end, d’un journal local indépendant, « Le Châtillonnais et l’Auxois », qui me donne des informations de la proximité. Les grands titres régionaux (comme les nationaux) ne prennent pas toujours la mesure de ce qui se trame dans les territoires à courte échelle, dans un rayon de 30 kilomètres, à l’image de la moyenne d’échelle des circuits courts.
La métropolisation est une invention administrative qui répond à des besoins purement économiques. Je ne tiens compte que du fait humain.
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